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	<title>Stalag IIIB de Fürstenberg sur Oder</title>
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	<description>Histoire et localisation du Stalag IIIB et des arbeit-kommandos rattachés</description>
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		<title>Identification de monument &#8211; RÉSOLU</title>
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		<pubDate>Wed, 28 Jan 2009 04:53:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>

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		<description><![CDATA[Liliane Rebours,  dont le père &#8211; Raymond - fut prisonnier au III B, détaché dans de nombreux détachements agricoles puis à l’hôpital de Sorau, nous a envoyé quelques photos qu’il avait ramenées de captivité. Parmi celles-ci, cette curieuse photo d’un parc avec des monuments en forme de pots à tabac et une statue sur la droite [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Liliane Rebours,  dont le père &#8211; Raymond - fut prisonnier au III B, détaché dans de nombreux détachements agricoles puis à l’hôpital de Sorau, nous a envoyé quelques photos qu’il avait ramenées de captivité. Parmi celles-ci, cette curieuse photo d’un parc avec des monuments en forme de pots à tabac et une statue sur la droite en bas qui n’est pas sans rappeler celles du parc de Versailles. Nous lançons un appel aux visiteurs afin d’identifier le lieu, ce qui nous permettra d’étoffer le billet que nous lui consacrerons.</p>
<h6 style="text-align: center;"><a href="http://stalag-iiib.fr/blog/wp-content/parc_pots.jpg"><img src="http://stalag-iiib.fr/blog/wp-content/parc_pots2.jpg" alt="Monuments en forme de pots à tabac dans un parc, quelque part en Allemagne" /></a><br />
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		<title>L&#8217;évolution de la pensée et du comportement d&#8217;un P.G. durant sa captivité.</title>
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		<pubDate>Tue, 27 Jan 2009 22:14:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[ArbeitKommandos]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignages]]></category>

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		<description><![CDATA[A leur arrivée en Allemagne, les soldats dans leur quasi unanimité, furent saisis d&#8217;un indicible écœurement. Impression qu&#8217;ils avaient été plus qu&#8217;abandonnés, véritablement trahis. A cette torture morale s&#8217;ajoutait la torture physique engendrée par la faim qui les tenaillait sans cesse. Très vite cependant, la mentalité française repris le dessus et tous les efforts dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>A leur arrivée en Allemagne, les soldats dans leur quasi unanimité, furent saisis d&#8217;un indicible écœurement. Impression qu&#8217;ils avaient été plus qu&#8217;abandonnés, véritablement trahis. A cette torture morale s&#8217;ajoutait la torture physique engendrée par la faim qui les tenaillait sans cesse.</p>
<p>Très vite cependant, la mentalité française repris le dessus et tous les efforts dans tous les domaines furent entrepris pour ne plus se laisser dominer par les événements&#8230;</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://stalag-iiib.fr/blog/wp-content/gornet_1940.jpg" alt="1940, Marcel Gornet est à droite sur la photo" /></p>
<p align="left"><span id="more-354"></span></p>
<p>Ces efforts prirent des tournures différentes suivant la nature de chacun, et si certains cherchèrent un confort intellectuel, moral et physique sur place en attendant des jours meilleurs, d&#8217;autres n&#8217;imaginaient pas de devoir rester si longtemps en pays ennemi sans tenter de retrouver les endroits et les êtres qui leur étaient chers.</p>
<p>De nombreuses tentatives eurent lieu, peu réussirent &#8211; environ 70.000 dont plusieurs centaines au III B &#8211; mais on ne saura vraiment jamais combien d’efforts déployés pour atteindre ce but, dans un pays hostile, une langue bien souvent inconnue et avec la menace d&#8217;y laisser sa peau sans parier des représailles éventuelles contre la famille du « geflohen ».</p>
<p>1er septembre 1939. Marcel Gornet arrive devant la Mairie de Ste Savine dans l&#8217;Aube où il habite. Il arrête sa splendide Monnet-Goyon 500 cm3 devant l&#8217;affiche de mobilisation placardée sur le panneau d&#8217;information autour duquel un attroupement s&#8217;est produit. Ainsi on y est &#8230;</p>
<h6 style="text-align: center"><a href="http://stalag-iiib.fr/blog/wp-content/gornet_moto_g.jpg"><img src="http://stalag-iiib.fr/blog/wp-content/gornet_moto_p.jpg" alt="Marcel Cornet sur sa superbe Monnet-Goyon 500 cm" /></a><br />
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<p>Depuis le temps qu&#8217;on en parlait à l&#8217;usine de bonneterie BFT où il travaille, en espérant que, comme en 1938, la guerre allait encore une fois pouvoir être évitée. Mais non, cette fois c&#8217;est pour de bon et il ne peut s&#8217;empêcher au moment où son regard se porte sur les petits drapeaux ornant l&#8217;ordre de Mobilisation Générale de penser à son père qui, il y a 25 ans, en a fait de même, sur la même affiche où seules les dates diffèrent. Marcel avait 6 ans ½ … Il ne l&#8217;a jamais revu.</p>
<p>Ses yeux s&#8217;embuent un peu et un léger tremblement agite ses lèvres. Demain il doit rejoindre son corps, le 8ème B.O.A., bataillon d&#8217;ouvriers et d&#8217;administration, unité d&#8217;intendance attachée à une Division, généralement composée de réservistes (Marcel est né en décembre 1908 et a donc près de 31 ans) ayant une compétence professionnelle quelconque permettant de servir la Division à laquelle elle est attachée.</p>
<p>Ensuite, c&#8217;est la « Drôle de Guerre » derrière la ligne Maginot où est massée une grande partie des forces françaises qui, selon l&#8217;Etat Major, devra supporter le choc de l&#8217;attaque ennemie qui, « forcément » se produira là.</p>
<p>En attendant, les soldats de cette région n&#8217;ont que peu le sentiment d&#8217;être en guerre et l&#8217;oisiveté, en attendant les permissions de Noël s&#8217;installe un peu partout. Marcel est dans la Meurthe et Moselle région de Nancy.</p>
<p>Le 10 mai 1940, tout s&#8217;accélère, le canon gronde partout sauf là où on les attendait et en juin, Marcel et 450.000 autres français sont irrémédiablement encerclés (!). Marcel est fait prisonnier à Goviller le 21 juin 1940.</p>
<p>Après avoir été d&#8217;abord interné, dans des conditions d&#8217;hygiène déplorables, au camp d&#8217;Essey les Nancy, il est envoyé le 27 juillet 1940 au Stalag III B où comme tout nouvel arrivant il est douché, rasé, épilé et immatriculé 33.794 en compagnie de ses camarades de la même unité :<br />
- Emile Putigny de la Côte d&#8217;Or<br />
- Lucien Lacomme de la Saône et Loire<br />
- René Guyon de la Nièvre<br />
- Désiré Mondange de Choisy le Roi Roger Pré de l&#8217;Yonne<br />
- Marcel Fléau de Troyes<br />
qui figurent tous sur la liste allemande 236.</p>
<h6 style="text-align: center"><a href="http://stalag-iiib.fr/blog/wp-content/gornet-pk-recto-g.jpg"><img src="http://stalag-iiib.fr/blog/wp-content/gornet-pk-recto.jpg" alt="PK de Marcel Gornet, matricule n°33.794" /></a><br />
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<h6 style="text-align: center"><a href="http://stalag-iiib.fr/blog/wp-content/gornet-pk-verso-g.jpg"><img src="http://stalag-iiib.fr/blog/wp-content/gornet-pk-verso.jpg" alt="PK de Marcel Gornet, matricule 33.794" /></a><br />
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Le verso de sa Personalkarte indique les dates de ses évasions ainsi que ses différentes affectations durant sa période de captivité. Ce document était parfois remis par la Wehrmacht aux autorités françaises lorsqu&#8217;un prisonnier échappait à son contrôle, probablement à des fins de recherches sur le territoire français. Celui de Marcel Gornet est conservé au BAVCC de Caen.</h6>
<p>Il est ensuite envoyé à l&#8217;Arbeitkommando 501 de Lebus. Lebus est le centre d&#8217;un Landkreis (équivalent français : canton). Ce détachement de travail est au service d&#8217;un domaine agricole et compte une quinzaine de P.G. français. Il est possible aussi que quelques P.G. polonais soient également avec eux car Marcel porte une casquette polonaise sur la photo ci-dessous (2ème à partir de la gauche avec le chat prénommé Pyta sur ses genoux).</p>
<h6 style="text-align: center"><img src="http://stalag-iiib.fr/blog/wp-content/gornet_groupe.jpg" alt="Marcel Gornet" /><br />
Au même endroit en hiver sous la neige, Marcel est au 2ème Rang, 4ème à partir de la gauche.</h6>
<p>Ce kommando offre, d&#8217;après Marcel, des conditions de vie acceptables, « nos gardes sont assez conciliants et la nourriture abondante » poursuit-il. Cependant, il souffre de ne pas avoir de nouvelles du pays. Ils ne recevront les premiers courriers que fin novembre. Ils n&#8217;en n&#8217;avaient pas eu depuis le 7 juin (!). L&#8217;homme de confiance du K° se nomme Roger Quiédeville, instituteur à Asnières. Le K° sera dissous en 1943.</p>
<p>Le 15 mars 1941, avec le retour du printemps, il commence à souffrir de l&#8217;enfermement.<br />
« Je vais planter des fleurs pour cacher les barbelés car cette denrée commence à me taper sur les nerfs ».</p>
<p>Le 11 mai :&#8230; « Les camarades deviennent nerveux au grand étonnement de nos gardes qui ne se rendent pas compte que cela va faire un an que nous sommes en cage »</p>
<p>Le 3 octobre :&#8230; « Le courage de chacun disparaît comme s&#8217;écoule l&#8217;eau d&#8217;un réservoir. Quand celui-ci sera vide, il se pourrait que les loups que nous sommes devenus se sentent [pousser] des dents ».</p>
<p>1942 : rien ne va plus. Le moral est au plus bas et la nourriture ne semble plus aussi abondante qu&#8217;au début. Malheur à toute bestiole qui passe à leur portée, hier un hérisson est au menu et Marcel est obligé de veiller sur Pyta, leur chat, que certains verraient bien sous forme de civet.</p>
<p>Le 15 mars : l&#8217;idée de l&#8217;évasion devient de plus vive.</p>
<p>En évoquant la captivité de son père, sa fille Michèle, se souvient qu&#8217;il s&#8217;était évadé 3 fois. Les 2 premières en août et septembre 42. « La première fois il avait été repris assez rapidement car il avait été signalé par un habitant. La seconde fois il avait raconté qu&#8217;il s&#8217;était retrouvé à passer des barrières et en définitive il se trouvait dans l&#8217;enceinte d&#8217;un haras. Il avait été félicité par le personnel, mais bien évidemment arrêté » .</p>
<p>Le dernier détachement de travail, le A.97 à Kirchhain d&#8217;où il s&#8217;est évadé est un arbeitkommando considéré comme disciplinaire mais avant d&#8217;y aller, comme tout évadé repris, il a fait un séjour dans ce qu&#8217;il appelle un « Sonder Kommando », traduction : détachement spécial avec tout ce que l&#8217;on peut imaginer derrière ce terme.</p>
<p>Dans l&#8217;extrait ci-dessous il nous indique que c&#8217;est en fait dans une carrière de granit. Il devait s&#8217;agir de la carrière proche du canal où les P.G. du III B extrayaient des blocs de granit pour la grande salle des généraux (Feldherrenhalle) qu&#8217;il était prévu de construire à Berlin.</p>
<h6 style="text-align: center"><a href="http://stalag-iiib.fr/blog/wp-content/gornet_granit.jpg"><img src="http://stalag-iiib.fr/blog/wp-content/gornet_granit_p.jpg" alt="Lettre de Marcel GORNET" /></a><br />
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<p>Le 28 septembre 1942 :<br />
…« Je suis au « petit château » depuis quelque temps &#8230; » (évasion ratée)<br />
Le 3 octobre 1942 :<br />
&#8230; « J&#8217;ai fini ma peine de prison mais je n&#8217;ai pas eu de colis. J&#8217;ai donc serré ma ceinture de quelques crans&#8230; ».<br />
Le 22 novembre 1942 :<br />
&#8230; « Je suis reparti pour le Kommando A.97. C&#8217;est une fabrique de tuyaux en ciment armé. Ce n&#8217;est pas une rigolade&#8230; »</p>
<p>Le détachement de travail A.97 était situé à Kirchhain dans le secteur de Lückau. C&#8217;était un arbeitkommando où le travail était très pénible. Louis Jobard, Homme de confiance principal du Stalag III B écrit à son sujet dans son rapport du 4 septembre 1945 à son retour en France que l&#8217;Homme de confiance régional qu&#8217;il avait mis en place pour ce secteur, Roger Rio, était parvenu à faire freiner le rendement du travail infernal de cette usine.</p>
<p>Cette lutte avec la direction et les autorités allemandes dura plusieurs mois durant lesquels de nombreux membres du K° s&#8217;évadèrent en raison de la dureté du travail et de la discipline. Marcel Gornet fut de ceux-là&#8230;</p>
<p>Voici le début de la lettre datée du 21 février 1943, la dernière que reçut sa femme en provenance d&#8217;Allemagne.<br />
Après 12 jours d&#8217;errance en Allemagne, en train de marchandises, à pied, à vélo(s), il arrivera en France caché dans un wagon de pommes de terre.</p>
<h6 style="text-align: center"><a href="http://stalag-iiib.fr/blog/wp-content/gornet_lettre2_g.jpg"><img src="http://stalag-iiib.fr/blog/wp-content/gornet_lettre2.jpg" alt="Lettre de Marcel GORNET" /></a><br />
Cliquez pour agrandir </h6>
<p>Il a noté, au jour le jour, alors qu&#8217;il était caché dans des tas de bois ou des meules de foin pendant des heures, toutes les péripéties de son aventure avec forces détails sur un petit cahier d&#8217;écolier jusqu&#8217;à ce 12ème jour tant espéré, où il est enfin monté dans un train qui allait vers l&#8217;ouest&#8230;</p>
<p>Mais cela ne signifiait pas encore la Liberté car la France qu&#8217;il rejoignait, son coin de France qui lui avait tant manqué était aussi infesté que le territoire ennemi qu&#8217;il venait de quitter. Aussi, après de (trop) brèves étreintes et la joie de se retrouver, il trouva préférable de quitter son domicile de Troyes afin de se cacher, sous une fausse identité, chez des amis. Au moins pour le temps de se soigner car son état de santé n&#8217;était guère brillant.</p>
<p>Toute cette partie &#8211; passionnante &#8211; est exposée avec forces détails (que nous ne pouvions tous rapporter ici) sur le site de son gendre Joël Touch à l&#8217;adresse suivante : <a href="http://jojotouch.idoo.com/">http://jojotouch.idoo.com</a></p>
<p>Nous ne saurions trop conseiller nos visiteurs d&#8217;aller y « faire un tour » car il est très bien fait et parfaitement expliqué. Visite nécessaire pour tout descendant d&#8217;un ancien du IIIB et -pourquoi pas &#8211; par d&#8217;anciens du stalag car ils sont encore quelques uns parmi nous.</p>
<h6 style="text-align: center"><img src="http://stalag-iiib.fr/blog/wp-content/gornet.jpg" alt="Le « look » adopté par Marcel pour son évasion" /><br />
Le « look » adopté par Marcel pour son évasion</h6>
<h6 style="text-align: center"><img src="http://stalag-iiib.fr/blog/wp-content/gornet_ci.jpg" alt="La fausse identité adoptée par Marcel GORNET à son retour en France" /><br />
La fausse identité adoptée à son retour en France.</h6>
<p>Avec l&#8217;autorisation de Michèle et Joël Touch, fille et gendre de Marcel Gornet.</p>
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		<title>Secteur de Weststernberg v1.3</title>
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		<pubDate>Sat, 17 Jan 2009 16:15:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Secteur de Weststernberg]]></category>

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		<description><![CDATA[Le secteur de Weststernberg se trouve, comme son nom l&#8217;indique, à l&#8217;ouest de Sternberg, et &#8211; comme son nom ne l&#8217;indique pas &#8211; à l&#8217;est de Francfort sur Öder. 50 AK ont été recensés dans ce secteur, ce qui en fait le plus complet depuis le début de nos recensements. Nous avons déjà eu l&#8217;occasion [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le secteur de Weststernberg se trouve, comme son nom l&#8217;indique, à l&#8217;ouest de Sternberg, et &#8211; comme son nom ne l&#8217;indique pas &#8211; à l&#8217;est de Francfort sur Öder. 50 AK ont été recensés dans ce secteur, ce qui en fait le plus complet depuis le début de nos recensements. Nous avons déjà eu l&#8217;occasion de citer Weststernberg, où fut prisonnier <a href="http://stalag-iiib.fr/blog/?p=319">Louis Schmitt, envoyé à l’Arbeitkommando (agricole) 404 de Buschvorwerk</a>, sans oublier <a href="http://stalag-iiib.fr/blog/?p=291">Louis Rivière, qui commença sa &laquo;&nbsp;rebellion&nbsp;&raquo; à l’arbeitkommando 464 de Reppen</a>. Comme à mon habitude, j&#8217;ai disposé dans cet article d&#8217;anciennes cartes de l&#8217;époque, en plus de la carte Google Maps ci-dessous&#8230;</p>
<p align="center"><iframe height="350" scrolling="no" width="540" frameBorder="0" src="http://maps.google.fr/maps/ms?ie=UTF8&amp;hl=fr&amp;msa=0&amp;msid=115704486261461276845.00045f58efdd9c530880f&amp;s=AARTsJrGcgyJ_qInARN_Bt4s5Iq-tb5uWQ&amp;ll=52.340374,14.850769&amp;spn=0.587329,1.483154&amp;z=9&amp;output=embed" marginHeight="0" marginWidth="0"></iframe><br />
<small><a href="http://maps.google.fr/maps/ms?ie=UTF8&amp;hl=fr&amp;msa=0&amp;msid=115704486261461276845.00045f58efdd9c530880f&amp;ll=52.340374,14.850769&amp;spn=0.587329,1.483154&amp;z=9&amp;source=embed" style="color: #0000ff; text-align: left">Agrandir le plan</a></small></p>
<p> <span id="more-341"></span></p>
<p>La liste ci-dessous (cf. image cliquable) correspond aux détachements de travail (arbeitkommandos ou AK) dépendant du secteur de Weststernberg, relevés par François ROBINARD. Dans sa version actuelle, il s’agit de la version 1.3 :</p>
<p><a href="http://stalag-iiib.fr/blog/wp-content/liste_weststernberg_v13.gif" title="Liste Secteur Weststernberg v1.3"><img src="http://stalag-iiib.fr/blog/wp-content/liste_weststernberg_v13.thumbnail.gif" alt="Liste Secteur Weststernberg v1.3" /></a></p>
<p>Cette liste est téléchargeable au format PDF : <a href="http://stalag-iiib.fr/blog/wp-content/secteur-de-weststernberg-13.pdf" title="Secteur de Weststernberg 1.3">Secteur de Weststernberg 1.3</a></p>
<p>Sur l&#8217;excellent site <a target="_blank" href="http://mapy.amzp.pl/maps.shtml">Archiwum Map Zachodniej Polski</a>, les cartes anciennes couvrant l&#8217;ancien Weststernberg sont disponibles. Pas moins de 9 cartes sont nécessaires pour localiser les 50 AK recencés :</p>
<p> <img src="http://stalag-iiib.fr/blog/wp-content/cartes_weststernberg.gif" alt="Grille des cartes disponibles sur le site Archiwum Map Zachodniej Polski" /></p>
<p>Les liens ci-dessous (référence des cartes) permettent d&#8217;ouvrir les scans de ces anciennes cartes, où les noms des villes et villages où se trouvaient des AK ont été soulignés en rouge :</p>
<p><a href="http://stalag-iiib.fr/blog/wp-content/3454_sonnenburg_1938.jpg">Carte 3454 (Sonnenburg)</a><br />
AK n°486 &gt; Säpzig<br />
AK n°881 &gt; Stenzig</p>
<p><a href="http://stalag-iiib.fr/blog/wp-content/3553_lubusz_1946.jpg">Carte 3553 (Lebus)<br />
</a>AK n°8 &gt; Gohlitz</p>
<p><a href="http://stalag-iiib.fr/blog/wp-content/3554_gr_rade_1934.jpg">Carte 3554 (Groß Rade)<br />
</a>AK n°6 &gt; Groß Rade<br />
AK n°463 &gt; Grunow<br />
AK n°824 &gt; Klein Rade<br />
AK n°281 &gt; Kohlow<br />
AK n°1094 &gt; Lässig<br />
AK n°880 &gt; Lässig<br />
AK n°667 &gt; Seefeld<br />
AK n°822 &gt; Spudlow<br />
AK n°197 &gt; Zerbow<br />
AK n°425 &gt; Zweinert</p>
<p><a href="http://stalag-iiib.fr/blog/wp-content/3555_drossen_1938.jpg">Carte 3555 (Drossen)</a><br />
AK n°487 &gt; Drossen<br />
AK n°626 &gt; Drossen<br />
AK n°89 &gt; Klein Kirschbaum<br />
AK n°90 &gt; Lieben<br />
AK n°567 &gt; Lippenze<br />
AK n°88 &gt; Polenzig<br />
AK n°173 &gt; Radach</p>
<p><a href="http://stalag-iiib.fr/blog/wp-content/3654_drenzig_mz_1943.jpg">Carte 3654 (Drenzig)<br />
</a>AK n°7 &gt; Drenzig<br />
AK n°251 &gt; Neuendorf<br />
AK n°1020 &gt; Neuendorf<br />
AK n°768 &gt; Zohlow</p>
<p><a href="http://stalag-iiib.fr/blog/wp-content/3655_reppen_1909.jpg">Carte 3655 (Reppen)</a><br />
AK n°261 &gt; Bottschow<br />
AK n°434 &gt; Bottschow<br />
AK n°15b &gt; Görbitsch<br />
AK n°993 &gt; Laubow<br />
AK n°1002 &gt; Laubow<br />
AK n°464 &gt; Reppen<br />
AK n°250 &gt; Tornow<br />
AK n°872 &gt; Tornow</p>
<p><a href="http://stalag-iiib.fr/blog/wp-content/3656_torzym_1947.jpg">Carte 3656 (Sternberg)</a><br />
AK n°176 &gt; Biberteich<br />
AK n°15a &gt; Pinnow</p>
<p><a href="http://stalag-iiib.fr/blog/wp-content/3754_urad_1946.jpg">Carte 3754 (Aurith)</a><br />
AK n°11 &gt; Aurith<br />
AK n°465 &gt; Pulverkrug<br />
AK n°402 &gt; Steinbockwerk<br />
AK n°404 &gt; Ziebingen<br />
AK n°451 &gt; Ziebingen<br />
AK n°454 &gt; Ziebingen</p>
<p><a href="http://stalag-iiib.fr/blog/wp-content/3755_gr_gandern_1933.jpg">Carte 3755 (Groß Gandern)</a><br />
AK n°426 &gt; Groß Gandern<br />
AK n°835 &gt; Hildesheim<br />
AK n°1012 &gt; Hildesheim<br />
AK n°343a &gt; Klein Gandern<br />
AK n°177 &gt; Reichenwalde<br />
AK n°928 &gt; Sandow<br />
AK n°430 &gt; Wildenhagen</p>
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		<title>Avis de recherche</title>
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		<pubDate>Tue, 13 Jan 2009 03:51:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>

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		<description><![CDATA[Philippe JACQUES, d&#8217;Hasnon dans le Nord, nous a envoyé la photo ci-dessus prise dans le camp principal du Stalag III B de Fürstenberg sur Oder. Il n&#8217;en sait guère plus la captivité de son père, Achille, et nous demande de passer cette photo au cas où des visiteurs se reconnaîtraient ou reconnaîtraient des visages lui permettant, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Philippe JACQUES, d&#8217;Hasnon dans le Nord, nous a envoyé la photo ci-dessus prise dans le camp principal du Stalag III B de Fürstenberg sur Oder. Il n&#8217;en sait guère plus la captivité de son père, Achille, et nous demande de passer cette photo au cas où des visiteurs se reconnaîtraient ou reconnaîtraient des visages lui permettant, par leur témoignage, de lui apporter des infos sur la vie de son père décédé en 1985.</p>
<h6 style="text-align: center"><a href="http://stalag-iiib.fr/blog/wp-content/jacques_achille_g.jpg"><img src="http://stalag-iiib.fr/blog/wp-content/jacques_achille_p.jpg" alt="Camp de Fürstenberg /Oder, siège du IIIB. Achille JACQUES est au centre de la photo, un genou en terre." /></a><br />
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Camp de Fürstenberg /Oder, siège du IIIB. Achille JACQUES est au centre de la photo, un genou en terre.</h6>
<p><span id="more-336"></span>Sur cette photo figure donc son père Achille JACQUES, qui devait travailler à la cuisine du camp. Les recherches effectuées au BAVCC ont donné les résultats suivants :</p>
<p>NOM: JACQUES<br />
Prénom Achille<br />
Né le 17 juillet 1915 à Beuvry (59)<br />
Célibataire<br />
Domicilié à Aix les Orchies dans le Nord (parents) ou 8, rue du Moulin à Grand Baisieux (59) ou encore Camphin en Pévéle (59)<br />
Douanier dans le civil<br />
Sergent au 100e Régiment d&#8217;Infanterie fait prisonnier à Toul (54) au camp (caserne) Sébastopol jusqu&#8217;au 16 juillet 1940, date à laquelle il part pour le stalag III C à Alt-Drewitz, et immatriculé 38.626.</p>
<p>Le 17 avril 1941, il est muté au III B (liste allemande 423).</p>
<p>Il a été rapatrié le 26 mai 1945 par le centre de Maubeuge où le résultat de la visite médicale faisait ressortir un état général moyen (dentition moyenne et lumbago).</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Si des personnes se reconnaissent ou reconnaissent leurs proches sur cette photo, ils peuvent peut-être m&#8217;apporter des infos sur la vie de mon père&nbsp;&raquo;</em> nous dit Philippe. Dans ce cas elles peuvent entrer en contact avec lui à l&#8217;adresse suivante :  philippe.jacques23@ [arobase] wanadoo.fr, ou bien nous écrire : postmaster [arobase] stalag-IIIB.fr</p>
]]></content:encoded>
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		<title>L&#8217;article 31 de la Convention de Genève</title>
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		<pubDate>Sun, 11 Jan 2009 15:51:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[ArbeitKommandos]]></category>

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		<description><![CDATA[Au chapitre 3 : Du travail prohibé, l&#8217;article 31 dit en substance : &#171;&#160;Les travaux fournis par les prisonniers de guerre n&#8217;auront aucun rapport direct avec les opérations de la guerre. En particulier, il est interdit d&#8217;employer des prisonniers à la fabrication et au transport d&#8217;armes ou de munitions de toute nature, ainsi qu&#8217;au transport [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Au chapitre 3 : Du travail prohibé, l&#8217;article 31 dit en substance : &laquo;&nbsp;Les travaux fournis par les prisonniers de guerre n&#8217;auront aucun rapport direct avec les opérations de la guerre. En particulier, il est interdit d&#8217;employer des prisonniers à la fabrication et au transport d&#8217;armes ou de munitions de toute nature, ainsi qu&#8217;au transport de matériel destiné à des unités combattantes&#8230;&nbsp;&raquo;</p>
<p>Cette disposition ne fut pratiquement jamais respectée par la Wehrmacht et ses prisonniers furent très largement mis à la disposition des usines d&#8217;armement du Reich. Ce fut le cas de Louis Schmitt avant son retour en France&#8230;.</p>
<h6 style="text-align: center"><img src="http://stalag-iiib.fr/blog/wp-content/schmitt_louis.jpg" alt="Louis Schmitt, au centre" /><br />
Louis Schmitt, au centre</h6>
<p><span id="more-319"></span></p>
<p>Louis SCHMITT, sous-officier au 23ème C.O.A (Commis et Ouvriers d&#8217;Administration), Intendance, est fait prisonnier à Epinal le 18 juin 1940. Il cache ses origines alsaciennes par une fausse déclaration d&#8217;identité aux allemands &#8211; il n&#8217;est pas né à Paris comme indiqué, mais à Strasbourg en 1906, époque où l&#8217;Alsace était territoire allemand &#8211; faute de quoi il aurait soi-disant été libéré pour être de fait incorporé dans la Wehrmacht, comme plus d&#8217;une centaine de milliers d&#8217;alsaciens le furent (les « malgré nous »).</p>
<h6 style="text-align: center"><a href="http://stalag-iiib.fr/blog/wp-content/pk_schmitt_g.jpg"><img src="http://stalag-iiib.fr/blog/wp-content/pk_schmitt_p.jpg" alt="PersonalKarte de Louis Schmitt" /></a><br />
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Document émouvant que cette « Personalkarte » sur laquelle on perçoit la détresse profonde d&#8217;un homme inquiet pour son sort. Nous sommes loin des sourires convenus exigés, plus tard, par la propagande allemande</h6>
<p>Il est envoyé le 4 août en Allemagne à Fürstenberg s/Oder au stalag III B où il reçoit le « Beschriftung der Erkennungsmarke » Nr. 42.051, puis envoyé à l&#8217;Arbeitkommando (agricole) 404 de Buschvorwerk dans le Landkreis de Weststernberg.</p>
<p><a href="http://stalag-iiib.fr/blog/wp-content/schmitt_drapeau.jpg"></p>
<h6 style="text-align: center"><img src="http://stalag-iiib.fr/blog/wp-content/schmitt_drapeau_p.jpg" alt="Louis Schmitt, 2e à partir de la gauche dans le rang du milieu, tient fermement un petit drapeau de France" /></a><br />
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Louis Schmitt, 3e à partir de la gauche dans le rang du milieu tient fermement un petit drapeau de cette France à laquelle, même vaincue, il demeure fièrement attaché</h6>
<p align="left">&nbsp;</p>
<h6 align="left" style="text-align: center"><a href="http://stalag-iiib.fr/blog/wp-content/schmitt_404_g.jpg"><img src="http://stalag-iiib.fr/blog/wp-content/schmitt_404_p.jpg" alt="Louis Schmitt, debout, 7ème à partir de la gauche" /></a><br />
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Louis Schmitt, debout, 7ème à partir de la gauche, est au milieu de ses 19 autres camarades dans le détachement de travail 404. Considérant le nombre de P.G. le composant, il devait s&#8217;agir d&#8217;un important domaine agricole.</h6>
<p align="left">&nbsp;</p>
<h6 align="left" style="text-align: center"><a href="http://stalag-iiib.fr/blog/wp-content/schmitt_photo3_g.jpg"><img src="http://stalag-iiib.fr/blog/wp-content/schmitt_photo3_p.jpg" alt="Louis Schmitt, debout, 7ème à partir de la gauche" /></a><br />
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PG avec leurs outils aratoires ; Louis Schmitt est à genoux, le 3ème à partir de la gauche</h6>
<p align="left">  </p>
<h6 align="left" style="text-align: center"><a href="http://stalag-iiib.fr/blog/wp-content/schmitt_photo4_g.jpg"><img src="http://stalag-iiib.fr/blog/wp-content/schmitt_photo4_p.jpg" alt="Louis Schmitt, 4ème à partir de la gauche, devant un bâtiment imposant en briques" /></a><br />
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Devant un bâtiment imposant en briques typique des grosses propriétés du nord de l’Allemagne, de la Pologne jusqu’au Danemark. Ils sont 5 devant une charrette, elle aussi typique de ces régions. Un grand nombre de ces charrettes étaient en dotation dans les unités hippomobiles de la Wehrmacht</h6>
<p align="left">&nbsp;</p>
<h6 align="left" style="text-align: center"><a href="http://stalag-iiib.fr/blog/wp-content/pk_schmitt2_g.jpg"><img src="http://stalag-iiib.fr/blog/wp-content/pk_schmitt2_p.jpg" alt="Extrait de la Personalkarte de Louis Schmitt" /></a><br />
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Extrait de la Personalkarte de Louis Schmitt retraçant sa vie de prisonnier. Ce document est  assez rare car fort peu ont survécu à l’effondrement de l’Allemagne nazie et ne concerne que des P.G. rapatriés avant 1945 (Document transmis aux autorités de Vichy)</h6>
<p align="left">Le 10 novembre 1941, il est muté, comme cela arrivait fréquemment entre les stalags, au stalag III A de Lückenwalde d’où il est envoyé dans un de ses Arb.Kdo, le 771a, à Brandenburg s/Havel près de Postdam siège de la firme aéronautique Arado.</p>
<p align="left">La firme Arado, une des plus importantes de l’industrie aéronautique allemande, avait été créée en 1925 et réorganisée en 1931. Les usines situées à l’origine à Warnemünde furent réparties entre celles d’origine, d’Anklam, Rathenow, Wittenberge, Neuendorf, Babelsberg bei Berlin, où siégeait la direction de la firme et son bureau d’études, et enfin Brandenburg s/Havel près de Postdam donc de Berlin où des plans d’eau suffisamment vastes permettaient l’envol des hydravions dont Arado s’était fait une spécialité avant de lancer à la fin de la guerre les premiers avions à réaction de reconnaissance photographique opérationnels au dessus des plages du Débarquement en juin 1944.</p>
<p align="left">Arado fut nationalisée le 4 mars 1939 et devint Arado Flugzeugewerke GmbH. En 1938 elle employait 14.000 employés.</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://stalag-iiib.fr/blog/wp-content/arado.jpg" alt="Arado" /></p>
<p align="left">Bien entendu, à la déclaration de guerre, un grand nombre de ses salariés furent enrôlés dans la Wehrmacht et il fallait bien les remplacer pour que la « machine de guerre » continuât à tourner. Dès lors, dans la logique nazie, en complète contradiction avec la Convention de Genève, les prisonniers de l’Armée allemande seraient appelés à remplacer les ouvriers devenus soldats de cette même armée.</p>
<p align="left">Et c’est ainsi que Louis Schmitt, représentant dans le civil et sous-officier dans l’Armée française se retrouva, un jour de novembre 1941 – sûrement parce qu’il avait reçu, dans sa jeunesse, une formation d’ajusteur – ouvrier chez Arado pour quelques mois car le 14 septembre 1942. Certainement jugé trop vieux (né en 1906), il eut la chance de faire partie du 2ème train de la Relève direction Compiègne pour une libération définitive à Paris où il était domicilié dans le 13ème.</p>
<p align="left">Il est décédé en 1981 à Strasbourg.</p>
<p align="left"><em>Article rédigé en accord avec son fils Guy qui nous a fourni les photos du Kdo 404</em></p>
<p align="left">&nbsp;</p>
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		<title>&#171;&#160;J’espère que l’année prochaine sera de beaucoup meilleure&#8230;&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Wed, 31 Dec 2008 14:48:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Agenda d'Henri DREGE]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignages]]></category>

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		<description><![CDATA[&#8230; et que je n’en passerai qu’une faible partie en Allemagne.&#160;&#187; Ce 31 décembre 1940, mon grand-père noircissait les dernières pages de son agenda. Pas une ligne sur les 4 années 1/2 suivantes qu&#8217;il devait passer en Allemagne, avant son retour en France. En conclusion de son carnet et de cette année, voici ce qu&#8217;il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>&#8230; et que je n’en passerai qu’une faible partie en Allemagne.&nbsp;&raquo;</em> Ce 31 décembre 1940, mon grand-père noircissait les dernières pages de son agenda. Pas une ligne sur les 4 années 1/2 suivantes qu&#8217;il devait passer en Allemagne, avant son retour en France. En conclusion de son carnet et de cette année, voici ce qu&#8217;il écrivait&#8230; </p>
<p style="text-align: center"><img src="http://stalag-iiib.fr/blog/wp-content/31_decembre_h.jpg" alt="Agenda d’Henri DREGE, 31 Décembre 1940" /></p>
<p><span id="more-314"></span></p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Ce jour qui rassemble à tous les autres est pourtant un jour qui clos une année où j’ai souffert comme jamais encore je n&#8217;avais souffert.</em></p>
<p><em>Souffrances physiques, je les ai oubliées, mais ce qui m’a rendu le plus malheureux, c’est le manque d&#8217;affection, c&#8217;est d’être loin de ma femme chérie, de mon fils et de toute ma famille.</em></p>
<p><em>Cette année, je l’avais commencée loin des miens mais j’avais l’espoir de la mieux finir, au lieu de cela, je suis prisonnier en Allemagne et depuis des mois je suis séparé de tous ceux que j’aime.</em></p>
<p><em>Je n’ai pas à me plaindre particulièrement de ceux qui me gardent, ni des civils que je côtoie, mais où est ma douce France où tout est si facile. </em></p>
<p><em>Si seulement j’avais eu la consolation d’avoir des lettres régulièrement. Mais j’ai eu juste quelques lettres de loin en loin et maintenant je n&#8217;en reçois plus du tout. J’espère que l’année prochaine sera de beaucoup meilleure et que je n’en passerai qu’une faible partie en Allemagne.</em></p>
<p><em>Je veux clore ce livre en envoyant tous mes vœux de bonheur à ma petite femme adorée qui doit être bien triste seule avec notre cher petit Gérard.</em> &nbsp;&raquo;</p>
<h6 align="center"><a href="http://stalag-iiib.fr/blog/wp-content/31_decembre.jpg"><img src="http://stalag-iiib.fr/blog/wp-content/31_decembre_p.jpg" alt="Agenda d’Henri DREGE, 31 Décembre 1940" /></a><br />
Cliquez pour agrandir</h6>
<p align="center">&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		<title>&#171;&#160;Audaces fortuna juvat&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Dec 2008 17:51:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>

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		<description><![CDATA[La fortune sourit aux audacieux. C’est à partir du K° de ville 594 de Zielenzig dans le landkreis d’Oststernberg où il avait été muté après l’échec de sa première tentative que Louis Rivière allait réussir à s’évader. Néanmoins la première tentative ne sera pas la bonne&#8230; Agrandir le plan Avec son ami Robert, ils avaient [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La fortune sourit aux audacieux. C’est à partir du K° de ville 594 de Zielenzig dans le landkreis d’Oststernberg où il avait été muté après l’échec de sa première tentative que Louis Rivière allait réussir à s’évader. Néanmoins la première tentative ne sera pas la bonne&#8230;</p>
<p align="center"><iframe height="350" scrolling="no" width="540" frameBorder="0" src="http://maps.google.fr/maps?ie=UTF8&amp;t=h&amp;s=AARTsJqzARj-Z8VnW5pkPMLMmZbqrJcYpw&amp;ll=52.441885,15.112424&amp;spn=0.009156,0.023174&amp;z=15&amp;output=embed" marginHeight="0" marginWidth="0"></iframe><br />
<small><a href="http://maps.google.fr/maps?ie=UTF8&amp;t=h&amp;ll=52.441885,15.112424&amp;spn=0.009156,0.023174&amp;z=15&amp;source=embed" style="color: #0000ff; text-align: left">Agrandir le plan</a></small></p>
<p><span id="more-307"></span>Avec son ami Robert, ils avaient décidé – pure folie ! – de traverser le nid de l’aigle à pied soit 2000 km en marchant de nuit. Qu’importe la menace de Rawa-Ruska ou du Kommando disciplinaire car au bout il y avait la France ! Cela ne dura pas longtemps. Après une nuit de marche et tellement sûrs d’eux ne voyant personne dans les champs –c’était un dimanche – qu’ils se mirent en route en plein jour.</p>
<p>Au bout de quelques heures, ils eurent presque tout un village à leur trousse. Un petit bois en vue, ils allaient pouvoir leur échapper. C’était compter sans 2 SS venus à la rescousse des villageois avec leur moto side-car traversant en trombe les champs fraîchement moissonnés pour ne leur laisser aucun espoir.</p>
<p>Dans leur malheur, nos 2 compères eurent une double chance. Tout d’abord les SS, certainement pris par une affaire plus importante, les remirent à un policier qui devait les amener en prison. Ensuite ils s’aperçurent que ce policier était facilement corruptible et ils réussirent, moyennant 2 tablettes de chocolat – provision désormais inutile – à lui faire accepter de les ramener à leur détachement de travail où aucune autorité, dimanche oblige, ne s’aperçut de leur absence.</p>
<p>La 3ème tentative fut la bonne. Et pourtant elle ne fut pas mieux préparée que la précédente. Un jeune camarade de 6 ans son cadet, Jacques Dreux, un paysan de la Somme né dans le Calvados, l’aborda un soir après l’appel :</p>
<p>- Es-tu décidé à remettre ça ? <br />
- Oui mais je te préviens, je n’ai plus rien<br />
- J’ai quelques biscuits qu’on pourra partager<br />
- C’est quoi ton plan ?<br />
- Y’a un boche qui nous a dit que les wagons stationnés sur une certaine voie à la gare étaient destinés à la France, il y a un plein wagons de patates qui vient d’y être poussé…<br />
- D’accord. A quelle heure ?<br />
- Demain soir 5 heures à la gare<br />
- Entendu</p>
<p>Le lendemain, au milieu d’un fourmillement d’employés allemands et de travailleurs civils polonais inconnus, ce fut un véritable exploit, à 5 mètres des fenêtres des bureaux, pour les P.G. français de faire écran devant le wagon pour que Louis et Jacques puissent s’y introduire. Le reste fut une longue suite de coups de chance extraordinaires.</p>
<h6 style="text-align: center"><img src="http://stalag-iiib.fr/blog/wp-content/louis_riviere.jpg" alt="Louis Rivière" /><br />
Louis Rivière juste après son évasion</h6>
<p>Et, pour finir, Louis qui se retrouva de nouveau en Allemagne en 1945, mais cette fois dans le rôle du vainqueur.<br />
Là où le prisonnier devient geôlier, le chassé chasseur…</p>
<h6 align="center"><a href="http://stalag-iiib.fr/blog/wp-content/riviere_1945.jpg"><img src="http://stalag-iiib.fr/blog/wp-content/riviere_1945p.jpg" alt="Louis Rivière en 1945" /></a><br />
Cliquez pour agrandir<br />
Louis Rivière (à gauche) quelque part en Allemagne le 29 mai 1945 avec l’Armée d’Occupation.</h6>
<h6 align="center">  </h6>
<h6 align="center"><a href="http://stalag-iiib.fr/blog/wp-content/riviere_alsace_g.jpg"><img src="http://stalag-iiib.fr/blog/wp-content/riviere_alsace_p.jpg" alt="Louis Rivière, en Alsace, en janvier 1940" /></a>  <br />
Cliquez pour agrandir<br />
Le jeune soldat au collier de barbe (2ème en partant de la gauche) en janvier 1940 en Alsace était sûrement bien loin de se douter qu’il aurait tant fréquenté ce Pays en 5 ans.</h6>
]]></content:encoded>
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		<title>Les menus de Noël internationaux  des « gefange »</title>
		<link>http://stalag-iiib.fr/blog/?p=304</link>
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		<pubDate>Fri, 26 Dec 2008 17:19:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>

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		<description><![CDATA[En cette période de fêtes, comment ne pas évoquer la façon dont elles étaient vécues, chaque année depuis 1940 par ceux qui étaient privés de la chaleur de leur foyer et de l’affection de tous ceux qui leur étaient chers&#8230; Voici, ci-dessous, le menu du réveillon 1943 du K° agricole 44 à Teuplitz dans le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En cette période de fêtes, comment ne pas évoquer la façon dont elles étaient vécues, chaque année depuis 1940 par ceux qui étaient privés de la chaleur de leur foyer et de l’affection de tous ceux qui leur étaient chers&#8230;</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://stalag-iiib.fr/blog/wp-content/menu.jpg" alt="Menu du réveillon 1943 à Teuplitz" /></p>
<p><span id="more-304"></span></p>
<p>Voici, ci-dessous, le menu du réveillon 1943 du K° agricole 44 à Teuplitz dans le Landkreis de Sorau et celui de Noël 1944 du K° de ville 656 de Lübben, calligraphié par Raymond Robinard (transmis à sa famille par Chrystèle Marcou, petite-fille de Fernand le 4 mars 2004)</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://stalag-iiib.fr/blog/wp-content/menu1.jpg" alt="Menu du réveillon 1943 du K° 44 de Teuplitz" /></p>
<p style="text-align: center"><img src="http://stalag-iiib.fr/blog/wp-content/menu2.jpg" alt="Menu de Noël 1944 du K° 656 de Lübben" /></p>
<p>L’apparente abondance des mets servis à cette occasion ne doit pas masquer le fait que l’essentiel de cette nourriture provient des colis et boîtes de conserve envoyés par la Croix Rouge d’une part et, à partir de septembre 1944, par les Américains.</p>
<p>Les autorités allemandes ne touchaient pas beaucoup à ces colis car à cette époque les USA détenaient beaucoup plus de prisonniers qu’ils n’en avaient eux-mêmes ainsi que le mentionne un rapport secret transmis aux autorités françaises désormais libres :<br />
<em>« Les colis américains sont d’un grand secours car ils sont le seul appoint d’un ordinaire nettement insuffisant. Ils semblent avoir été bien répartis et la dernière distribution individuelle a eu lieu au moment de Noël (1944) dans de très nombreux Kdos. Sardines et légumes secs notamment : 1 boîte et 150 grammes par homme. Dans certains Kdos d’usine sans ces colis américains, il n’y aurait plus rien… »</em></p>
<p>C’était la fin d’un certain confort, car l’année 1945 allait frapper les P.G. de la même détresse qu’ils avaient connus en 1940 avec son lot d’incertitudes du lendemain, de misères, de souffrances liées au froid, au manque de nourriture et aux déplacements continuels sous le feu des armées combattantes.</p>
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		<title>Une évasion un peu particulière&#8230;</title>
		<link>http://stalag-iiib.fr/blog/?p=302</link>
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		<pubDate>Sat, 20 Dec 2008 14:51:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>

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		<description><![CDATA[Les prisonniers ne manquaient certainement pas d&#8217;imagination quand ils élaboraient leurs plans d&#8217;évasion. A la veille de Noël, nous vous proposons cette petite vidéo décalée. L&#8217;ingéniosité des hommes privés de liberté pour la recouvrer n&#8217;est pas tombée dans l&#8217;oubli, car elle inspire encore, de nos jours, les comiques&#8230; www.youtube.com/watch?v=4xhHK6_e_t8]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les prisonniers ne manquaient certainement pas d&#8217;imagination quand ils élaboraient leurs plans d&#8217;évasion. A la veille de Noël, nous vous proposons cette petite vidéo décalée. L&#8217;ingéniosité des hommes privés de liberté pour la recouvrer n&#8217;est pas tombée dans l&#8217;oubli, car elle inspire encore, de nos jours, les comiques&#8230;</p>
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		<title>Le curage des canaux</title>
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		<pubDate>Sat, 20 Dec 2008 04:20:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[ArbeitKommandos]]></category>
		<category><![CDATA[Divers]]></category>

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		<description><![CDATA[A partir du printemps 1941, Raymond Robinard est employé en renfort du K° 201 au curage des canaux autour de Lübben, canaux infestés de&#8230; moustiques ! Cliquez pour agrandir  En 2002, lors de ma visite du parc de l’île des Paons (Pfaueninsel) – carte postale de 1940 ci-dessous &#8211; il y en avait aussi mais [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>A partir du printemps 1941, Raymond Robinard est employé en renfort du K° 201 au curage des canaux autour de Lübben, canaux infestés de&#8230; moustiques !</p>
<h6 style="text-align: center"><a href="http://stalag-iiib.fr/blog/wp-content/curageg.jpg"><img src="http://stalag-iiib.fr/blog/wp-content/curagep.gif" alt="Le curage des canaux : témoignage de Raymond Robinard" /></a><br />
Cliquez pour agrandir </h6>
<p><span id="more-293"></span></p>
<p>En 2002, lors de ma visite du parc de l’île des Paons (Pfaueninsel) – carte postale de 1940 ci-dessous &#8211; il y en avait aussi mais nous avions les vaporisateurs de citronnelle qui firent merveille. Merci Papa !</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://stalag-iiib.fr/blog/wp-content/pfaueninsel.jpg" alt="Île des Paons (Pfaueninsel)" /></p>
<p>Les concombres à la crème dont il parle sont en fait des cornichons de la Spree, méconnus en France mais cependant en vente dans les magasins discount d’origine allemande.</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://stalag-iiib.fr/blog/wp-content/concombre.jpg" alt="Cornichons de la Spree" /></p>
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